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Multiplication des labels de voyage

Multiplication Des Labels De VoyageDepuis quelques années, en France et dans le monde, les labels fleurissent et ils ont pour but de vanter les différents établissements. Mais comment s'y retrouver ?

 Le principe est simple : une association ou une entreprise peut créer un label.
Pour bénéficier ce label, les établissements doivent se soumettre à des contrôles de respectabilité d’un cahier des charges.
Cette vérification mesure les écarts entre l'engagement et la réalité. Elle est réalisée en interne ou en externe par des organismes indépendants.
Mais des organisations de consommateurs peuvent aussi prendre l’initiative de la mise en place d’un label avec l’aide de l’Association française de normalisation (AFNOR).
Un label peut cohabiter avec d’autres labels ou d’autres certifications. 
Chaque année, tous les paramètres de qualité doivent être à nouveau vérifiés car un label n’est pas définitivement acquis.
Des sites peuvent perdre leur label, d’autres en gagner.
Il y a deux ans, le journal officiel a publié le plan de contrôle qui est inscrit dans le cadre de la certification de service prévue  par le code de la consommation.

Tous les labels ont des points communs :

  • La protection des espèces et sensibilisation de l’environnement,
  • La gestion des déchets et d’utilisation des énergies renouvelables
  • Limitation de la consommation d’énergie
  • L’analyse et la limitation de la consommation d’eau
  • La protection des coraux dans les DOM-TOM.
  • L’aménagement du site …


L’obtention d’un label a des contraintes administratives et financières car le coût varie selon la structure entre 200 euros et 1000 euros.
Aussi de nombreuses petites structures n'ont pas les moyens de le demander. 

Station Verte, créée en 1964, est une fédération d'associations qui regroupe au moins 600 communes, de la montagne au littoral.
Cette fédération a donné naissance à d'autres labels : Villes et villages fleuris, Patrimoine mondial de l'Unesco, AOC...
Le label Pavillon Bleu, qui a été créé, en 1985, par l’Office Français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement, a pour but de récompenser les actions menées par les communes.
En partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, l’association Moutain Riders a répertorié  80 stations françaises et 10 étrangères.

L’Ecolabel européen : En France, 84 critères doivent être remplis pour bénéficier ce label qui est appliqué par l’Afap-Afnor.
La clef verte : depuis 1998, les campings qui bénéficient de ce label ne doivent pas recevoir plus de 50 familles par hectare. Ce label est délivré pour un an.
A l’étranger, l’association Internationales d’Ecotourisme classe les labels, les sites, les destinations qui sont liés à la préservation de la nature.

Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) qui regroupe les opérateurs du tourisme qui souhaitent travailler dans le sens d’un tourisme plus responsable.
La labellisation de l'ATR a mis huit ans pour voir le jour :

  • en mars 2001, au Sommet mondial du tourisme création d'un groupe de travail sur le tourisme durable
  • en mai 2002, engagement au Sommet mondial de l'écotourisme de Québec
  • en septembre 2002, les premiers travaux d'un bureau d'études sur la création d'un label
  • en mars 2004 création de l'ATR - Agir pour un Tourisme Responsable , association de loi 1901
  • en février 2008, la première certification.


L’Association pour un Tourisme Equitable et Solidaire  (ATES) est une fédération d’acteur du tourisme solidaire et équitable.
Cette association regroupe 22 voyagistes qui se sont engagés pour les règles du commerce équitable appliquées au tourisme, l’engagement autour du développement local, et la transparence des fonds et de la préparation des voyageurs.

L’association française d’écotourisme est un réseau d’hébergement et de tours opérateurs qui pratiquent l’écotourisme mais le rôle de cette association est aussi de transmettre, auprès des voyageurs et des professionnels du tourisme et des institutions, l’écocitoyenneté.
Pour cela elle s’engage dans des actions précises en faveur de la protection de l’environnement et des populations locales.

Depuis mars 2008, le programme des nations unies pour l’environnement a lancé la campagne sur un site internet « le passeport vert » qui a pour but de faire prendre conscience aux touristes qu’ils peuvent collaborer au développement durable en adoptant des choix de vacances responsables.

L’absence de label n’est pas synonyme d’absence d’engagement et cela ne dispense pas à chacun de nous d’avoir au quotidien une attitude respectueuse de la planète.

News du mardi 23/06/2009
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